La rétine

 

La rétine est comme un tapis d’un peu moins d’un demi-millimètre d’épaisseur, couvrant le fond de l’œil. SANS LA RETINE PAS DE VISION. C’est elle, en effet, qui traduit la lumière en signaux nerveux. Pour cela elle exécute deux opérations à son niveau :    

                 -La traduction de l’énergie de la lumière contenue dans l’image en des signaux éléctrochimiques élaborés par des photorécepteurs

                -Le traitement de ces signaux pour coder l’image sous forme d’impulsions électriques propagées par les fibres du nerf optique.

La rétine est constituée de neurones et d’autres cellules.

A) Présentation générale de la rétine

La rétine est constituée d’une couche de photorécepteurs qui est superposées à plusieurs couches de cellules nerveuses. La lumière doit traverser toute l’épaisseur de la rétine avant d’atteindre les molécules photosensibles (que nous verrons plus tard) contenue dans les photorécepteurs.

  • Explication du schéma ci-dessous :
Schéma de la rétine

"La rétine est organisée en trois étages : les photorécepteurs reçoivent la lumière et la traduisent en signaux nerveux. Ensuite, les cellules bipolaires envoient ces signaux ou informations vers les cellules ganglionnaires. Celles-ci, enfin, envoient ces informations au cerveau. Les cellules horizontales et amacrines assurent un contact transversal dans la rétine. Les cellules ganglionnaires sont des neurones. Leurs axones se rassemblent sur le fond l’œil et sortent de la rétine par la tâche aveugle pour former le nerf optique (en haut sur le schéma).

La lumière et les signaux nerveux circulent depuis les photorécepteurs jusqu’aux cellules ganglionnaires donc sur le schéma, du bas vers le haut.

B) Les photorécepteurs

Comme nous l’avons dit auparavant, les photorécepteurs se situent dans la couche la plus profonde de la rétine. Il en existe deux types connus : les cônes et les bâtonnets. Tout photorécepteurs est constitués de deux parties distinctes: un segment interne et un segment externe. Ces deux segments sont reliés par un cil connecteur.

Schéma :

Les cones et les batonnets

Tout d’abord, le segment interne contient les organes indispensables a tout fonctionnement d’une cellule comme le noyau ou les mitochondries. Celui-ci possède aussi divers types de synapses : des synapses électriques qui assurent des contacts avec les photorécepteurs voisins et des synapses chimiques. Nous ne verrons pas la distinction entres les différentes synapses car cela deviendrait trop complexe. Les cônes et les bâtonnets se différencient par la nature de leurs synapses.

Ensuite, le segment externe est formé de l’empilement de plusieurs centaines de lamelles. Ces structures correspondent à des repliements de la membrane externe qui enveloppe le photorécepteur. On peut encore observer des différences entres les cônes et les bâtonnets. En effet, la membrane externe et la membrane des lamelles ne sont pas détachées dans le segment externe des cônes alors que les lamelles forment des disques indépendants qui flottent librement à l’intérieur du segment externe des bâtonnets (Les bâtonnets sont extrêmement sensible à la lumière. La réception d’un seul photon dans leur segment externe suffit à provoquer une cascade de réaction chimique. De ce fait, ils servent à la vision nocturne).

Maintenant, nous allons nous intéresser à ces disques dans les photorécepteurs. C’est à ce niveau que se produit l’interaction avec la lumière. Les molécules contenues dans ces disques sont les RHODOPSINES.Un seul bâtonnet de rétine humaine en contient 100 millions. Chaque rhodopsine est formé de deux parties : l’opsine et le rétinal.

L’opsine est une protéine sur laquelle est accroché le rétinal (lipide dérivé de la vitamine A). Seul le rétinal réagit physiquement avec la lumière. Ce lipide existe sous deux formes : l’une repliée, en absence de lumière, l’autre dépliée, sous l’influence de la lumière. Donc la lumière a pour effet de faire passer le rétinal d’une forme à une autre. Cette transformation (photoisomérisation) entraîne une cascade de réactions chimiques qui conduit à la production d’une impulsion électrique compréhensible par le cerveau.

Les transformations des rodhopsines

Ce schéma représente les isomères du rétinal intervenant dans la photoisomérisation. L’absorption de la lumière par le pigment visuel entraîne la transformation du rétinal 11-cis( représentation de droite sur le schéma) en tout-trans-rétinal (a gauche sur le schéma) ainsi que la coloration du pigment( du pourpre à incolore).

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